Dufourt, Hugues
France (1943)

Hugues Dufourt, qui a donné son nom au mouvement spectral, accorde une grande importance aux dimensions sonores du discours musical : riche et raffinée, l’harmonie est chez lui en symbiose avec l’usage inventif et maîtrisé des timbres, notamment ceux de l’orchestre, qui le rapproche du spectralisme mais de façon plus libre que Gérard Grisey ou Tristan Murail. La polyphonie est chez lui secondaire, ce qui produit un statisme de surface accentué par la rareté des épisodes rapides : c’est que la dynamique du discours naît des tensions dramatiques et non timbriques, des « tuilages d’accords animés d’une vie organique » (Gérard Condé). Long, porté par des structures monumentales, le temps musical s’alimente de nombreuses tensions dialectiques.
Marqué par l’avant-garde française des années 60, Hugues Dufourt a été co-responsable du groupe l'Itinéraire (1976-81), fondateur en 1977 du Collectif de Recherche Instrumentale et de Synthèse Sonore (CRISS) et président du groupe Forum de Lyon (1985-89).
 Agrégé de Philosophie, il publie de nombreux écrits et est actuellement Directeur de Recherche au CNRS.
Parmi ses projets figurent notamment la création d’un deuxième quatuor à cordes composé pour le quatuor Arditti (2010) et celle d’une œuvre symphonique par l’Orchestre Philharmonique de Nice (saison 2010-11).

mise à jour: mai 2009
Œuvres jouées à Musica (entre parenthèses, l'année de l'édition) :
  • An Schwager Kronos (2004)
  • Antiphysis (2004)
  • Dawn Flight (2008)
  • Erewhon (1986)
  • L'Origine du monde (2004)
  • La mort de Procris (1986)
  • Le Cyprès blanc (2004)
  • Le Philosophe selon Rembrandt (1996)
  • Les Chasseurs dans la neige d'après Bruegel (2004)
  • Meerestille (2004)
  • Sombre journée (1996)
  • Surgir (1986)